La Fédération sera fermée le vendredi 2 mai 2014


Plus de la moitié des maires du Pas-de-Calais soutiennent les chasseurs contre le SRCE !

 

Chers amis chasseurs,

Vendredi dernier à 11h, nous avons été reçus au Conseil Régional pour le dépôt de notre pétition des maires du Pas de Calais. Vous connaissez l'opposition ferme de votre Fédération à la rédaction du futur Schéma Régional de Cohérence Ecologique. A travers les multiples composantes de notre ruralité départementale, de nombreuses personnes se sont déjà exprimées contre ce document qui n'est ni plus ni moins qu'une nouvelle agression émanant des écologistes régionaux.

Le Directeur du cabinet du Président, assisté d'élus, nous a donc reçus quelques instants pour prendre connaissance de nos doléances et acter notre dépôt de pétition qui regroupe déjà plus de 600 municipalités sur les 895 que compte notre département. Malgré ce message fort et significatif d'un mécontentement général et justifié, une fin de non-recevoir nous a été précisée, et aucune ligne du document ne sera donc modifiée. Il nous a même été signifié nos droits, en nous rappelant que nous pouvions amender ce document lors de son passage en séance plénière au mois de juillet prochain. Évidemment le groupe socialiste/vert ne sera pas notre porte-parole dans ce domaine, et c'est vers les autres groupes que nous nous tournerons pour tenter de modifier ce document scandaleux.

Il s'avère que cette démarche met parfaitement en évidence que c'est aujourd'hui l'écologie punitive qui dirige sans partage et sans concertation notre développement durable régional. Nous en avons profité également pour revenir sur les subventions qui sont allouées aux associations écologiques de notre région, particulièrement sur les plus inutiles et obscures, qui ne servent que de tremplin financier pour les attaques juridiques de toutes sortes contre l'état, les municipalités et les acteurs de terrain.

Cette enveloppe, à laquelle nous n'avons pas droit, se stabilise autour de 2 millions d'euros par an, bien que les chiffres soient en constante augmentation.

Bref, après l'amer constat d'une démocratie participative à la mode "république bananière", et d'un rejet méprisant de toute démarche de dialogue avec les autres usagers de la nature, je tiens à vous annoncer que nous ne resterons plus inactifs devant les prochaines échéances électorales régionales. Nous avons parfaitement compris que si nous ne voulons pas disparaître rapidement sous la cloche de verre, il va nous falloir faire sentir notre poids politique au sein du quorum des élus régionaux. Dans un an, la région votera à nouveau pour élire ses conseillers régionaux. Nous nous devons d'être prêts pour cette échéance, car si cela n'est pas le cas, les autres problématiques comme les dates de chasse ou le maintien des espèces chassables ne nous poseront plus de problèmes, car nous n'aurons plus de territoires pour pratiquer notre passion et notre gestion.

A compter d'aujourd'hui, je travaillerai à l'unification de nos composantes rurales et régionales à des fins politiques précises et justifiées.

Oui à une écologie réellement participative qui inclut l'ensemble des composantes de la nature, non aux dictats minoritaires de quelques dangereuses personnes trop pensantes qui ne représentent rien sur l'échiquier politique national, hormis celui de passer leur temps à emmerder la France compétente et silencieuse qui vit, qui travaille et qui agit!

En attendant, n'oubliez pas de faire barrage aux votes écologistes aux prochaines élections européennes, comme à tous ceux qui auraient l'idée de fusionner avec ces dangereux extrémistes verts.

Amitiés en St. Hubert

Willy Schraen

Président de la Fédération des Chasseurs du Pas-De-Calais

Président de la Fédération Régionale des Chasseurs du Nord/ Pas-De-Calais

L'édito de Willy SCHRAEN,
Président de la Fédération des Chasseurs du Pas-de-Calais

 

Chers amis chasseurs,

 

 

Depuis maintenant quelques années, le combat pour la défense de la chasse atteint un sommet jamais égalé. Cette situation perdure depuis longtemps, mais il faut reconnaître que 2013, comme le début de 2014 nous amène à réfléchir, plus que jamais, à l'avenir de notre passion. Le gibier d’eau, bien connu pour être la cible principale des écolos bobos en tous genres, continue de canaliser les positions les moins scientifiques et les plus ridicules (comme les dates de fermeture), mais à l'évidence, devient moins seul depuis quelques mois. Il faut dire que rares sont les chasseurs de France qui n'ont pas lieu à se plaindre des orages à répétition qui touchent la chasse française.

Le grand gibier, en premier lieu, connaît sûrement le début de son déclin depuis que le ministre de l'agriculture a décidé de nous pondre cette nouvelle loi « agriculture et forêts », dont le volet chasse devrait permettre, contre l'avis des chasseurs, si besoin est, de réduire la population des grands animaux sur demande du monde forestier, ou du monde agricole.

 revue mars couv

 

Le petit gibier n'est pas en reste non plus, avec ce grand projet de changer le terme de « nuisible » en prédateur ou déprédateur. Soyons sûr que quand on voit le bordel qu'une poignée d'écolos (7 à 800 personnes) a pu produire sur la grand place de Lille, encouragée outrageusement par certains médias à s'interposer entre les chasseurs et les renards, qui devaient se faire éradiquer, je suis inquiet. Surtout quand on connaît le tableau départemental du Nord, qui a atteint le chiffre d'un génocide réussi de 25 renards ; on n’a pas fini de prendre des coups !

Nos amis déterreurs auront besoin aussi d'un petit coup de main dans les années à venir lorsqu'ils marcheront par erreur sur une orchidée rare, ou recouvriront de terre, par inattention, un crapaud, de passage dans le terrier d'un renard.

Le gibier d'eau, encore et toujours, est mis sous pression par les directives européennes que personne n'a le courage d'adapter à l'évolution de certaines populations d'espèces, qu’elles soient chassables ou pas.

La liste n'a plus de limite, et chaque jour apporte, dans ma boite de mails ou dans mon courrier fédéral, son lot d'inquiétude, d'humiliation ou de colère.

Parce qu'on en est là ! La chasse étouffe, souffre, se meurt à petit feu, au milieu de ses territoires, de ses traditions, et de ses valeurs ! Qu'avons-nous fait pour mériter d'être considérés comme des déjections de bas étage, à ce point ? Peut-être avons-nous voulu rester simplement ce que nous sommes, ce que nous avons appris toujours à être, des gens normaux, heureux de leur condition, se nourrissant facilement de ces petits bonheurs cynégétiques qui nous entourent, et essayant désespérément de vivre dans une certaine autarcie sociale et passionnelle. Cela n'a pas plu, parce que la minorité, comme la différence, n'est plus conforme aux préjugés de cette société, qui s'autodétruit un peu plus chaque jour. Je n'aurais jamais cru que le racisme pourrait un jour frapper notre grande famille, quand la directrice de l’ASPAS a affirmé sans rire, au journal de TF1, qu'un renard se nourrit de 10.000 campagnols et rats par an !

Alors, sans espèce, sans dates de chasse et sans territoire à chasser, nous allons avoir un peu de mal à sortir de l'ornière. Bien sûr, il nous restera le monde politique pour nous sauver… Mais quel monde politique ? Celui qui dans 20 ans n'aura plus que des députés urbains, qui auront bien du mal à comprendre de quoi on parle ? Avec une volonté politique nationale de regrouper 75% des gens dans les villes, qui nous croira quand on parlera de nos problèmes et que nous ne serons plus que quelques marginaux mis en quarantaine dans les campagnes, que les écolos viendront visiter le dimanche après-midi, comme on emmène ses enfants au zoo ?

Le statut de chasseur professionnel se profile à l'horizon, et là-haut, Jean Berton doit bien se marrer entre deux battues de perdreaux immortels...

Pourtant, il y a encore des raisons d'espérer ! J'en veux pour preuve notre pétition contre le schéma régional de cohérence écologique, adressée à tous les maires de notre département, et qui, en deux mois, a déjà recueilli 500 signatures. 500 élus à avoir dit « stop » à la volonté des écologistes du Conseil Régional de détruire la ruralité.

Et puis, il nous reste l'action ! Mais pour cela, il faut que nous soyons unis, que nous arrivions enfin à faire front commun, contre toutes ces attaques, même si rassembler la chasse française de nos jours, semble plus difficile que d'aller décrocher la lune. Pourtant, je garde l'espoir que nous puissions y arriver, dans une grande fête de la chasse, digne et pacifique comme en 1998, avec des revendications claires et légitimes, et pour objectif de rappeler à la France, qui s’autorise à penser beaucoup trop pour nous, que nous ne sommes pas encore morts...

 

 

Amitiés en Saint Hubert

 

Willy Schraen