La chasse du Gibier d’eau
dans le Pas-de-Calais
Dans le département :
La chasse aux oiseaux d’eau s’exerce le long des rivières, des fossés, des wateringues, aux abords des étangs, des mares et des pièces d’eau, dans les zones marécageuses humides. On la pratique « à la botte », devant soi, « à la passée », au soleil couchant ou juste avant le lever du jour, à l’affut, la nuit à partir de huttes, de hutteaux ou de gabions.
Hors la période d’ouverture générale, le gibier d’eau ne peut être chassé qu’en zone de chasse maritime et sur les lacs, étangs, fleuves, rivières, canaux, réservoirs et dans les marais non asséchés, le tir étant autorisé au-dessus de la nappe d’eau et jusque 30 mètres de la berge.
N’oubliez pas d’utiliser impérativement des billes d’acier ou des munitions de substitution.
Rappel aux chasseurs de gibier d’eau avec appelants :
N’oubliez pas que les obligations liées aux appelants dans le cadre de la prévention de l’influenza aviaire (H5N1) demeurent en vigueur.
Barge rousse, bécasseau maubèche, bécassine des marais, bécassine sourde, canard chipeau, canard colvert, canard pilet, canard siffleur, canard souchet, chevalier aboyeur, chevalier arlequin, chevalier combattant, chevalier gambette, courlis corlieu, foulque macroule, fuligule milouin, fuligule milouinan, fuligule morillon, garrot à oeil d’or, harelde de Miquelon, huîtrier pie, macreuse brune, macreuse noire, nette rousse, oie cendrée, oie des moissons, oie rieuse, pluvier argenté, pluvier doré, poule d’eau, râle d’eau, sarcelle d’été, sarcelle d’hiver et vanneau huppé.
La chasse de la barge à queue noire et du courlis cendré est suspendue
Quota pour la tourterelle des bois avec chass’adapt
Quota pour le fuligule milouin avec chass’adapt
La chasse à la hutte :
Installations fixes, ou parfois flottantes sur le Domaine Public Maritime, les huttes ou gabions sont soigneusement camouflés au bord des plans d’eau.
Profitant du caractère grégaire des oiseaux d’eau, le but des chasseurs consiste à faire poser les canards en les attirant à l’aide d’appelants et de formes artificielles appelées « blettes ».
Cette même technique de chasse est également pratiquée sur l’estran, entre deux marées, à l’aide d’un hutteau mobile, sorte de caisse allongée parfois dénommée « cercueil » que l’on transporte sur deux roues amovibles, ou à partir d’une « cache » creusée dans le sable dans laquelle le chasseur, allongé sur une simple toile ou un matelas de paille, attend la pose des oiseaux attirés par les appelants.
La chasse à la botte :
Elle se pratique essentiellement à l’affût, au sol ou à partir d’un mirador, avec ou sans appelants.
Les appelants
En règle générale, l’usage de munitions au plomb est interdit, sauf si les tirs sont dirigés vers des zones hors zones humides.
Concernant l’identification des appelants, seules les bagues réglementaires (fermées ou ouvertes) sont autorisées, délivrées notamment par notre Fédération. Cela s’applique également aux bagues cassées ou illisibles. Il est possible de commander des bagues à l’aide du bon de commande disponible en téléchargement.
Chaque lieu d’élevage doit obligatoirement disposer d’un registre des appelants (papier ou informatique, version simplifiée à télécharger), tenu à jour sur place.